Chirurgie de la Vulve et du vagin

schéma vuvlve
  
 

  

Nymphoplastie

Indication & technique chirurgicale

 

schéma de nymphoplastieLa nymphoplastie de réduction est une intervention chirurgicale qui a pour but de réduire le volume des petites lèvres lorsqu'il est jugé trop important (hypertrophique), et/ou responsable d’une gène lors des rapports sexuels, pendant le sport ou l’habillement.

L’intervention peut se faire sous anesthésie locale ou générale. L'excès des petites lèvres est enlevé selon une technique particulière afin de conserver de la souplesse, associée à une bonne cicatrisation. Une hémostase (coagulation des vaisseaux) rigoureuse est effectuée. La suture est réalisée avec des fils résorbables. Le plus souvent l’intervention est organisée en ambulatoire (entrée le matin et sortie l’après-midi). Un arrêt de travail d’une semaine est à prévoir.

Risques & Complications

Malgré une technique opératoire minutieuse, il n’est pas possible de vous garantir le succès thérapeutique ni l’absence de complications.

- Difficultés de cicatrisation : plus que de cicatrices larges, hypertrophiques, ou chéloïdes, il s'agit surtout de désunion plus ou moins complète des 
  (image d'après L.BENADIBA) 
 sutures, qui constitue le risque majeur. Dans ce cas, une ré-intervention secondaire est possible, après cicatrisation complète de la désunion.
- Le saignement du site opératoire, extériorisé (hémorragie) ou non (hématome). Il est exceptionnel qu'il conduise à une reprise de l'intervention.
- Des troubles de la sensibilité de la région opérée : à type d'insensibilité ou d'hypersensibilité. Ils peuvent être associés à des douleurs à la pression de la région cicatricielle. Ces symptômes sont le plus souvent transitoires en quelques mois, mais ils peuvent persister définitivement.


Vaginoplastie

Indication & technique chirurgicale

La vaginoplastie de réduction a pour but de réduire la taille de l’orifice  vaginal qui s'est agrandi en conséquence d’un relâchement musculaire dû à un accouchement, à un mauvais état du tissu ou au vieillissement.

La vaginoplastie vise à redonner au vagin un volume et une forme optimaux, et à retrouver la sensibilité et le plaisir sexuel.

L’intervention comprend trois volets : On peut resserrer le plancher musculaire en réunissant davantage les muscles (on parle de myorraphie des releveurs, cette étape est facultative).  On effectue une plastie cutanée en refermant un peu plus haut le vagin. On peut enfin procéder  à une greffe de graisse : en épaississant les parois du vagin, on redonne au vagin une vitalité et une sensibilité importante. L’opération dure une heure et se déroule sous anesthésie locale, loco-régionale ou générale. Le retour aux activités quotidiennes s’effectue après 4 à 5 jours. L’activité sexuelle peut être reprise au bout de 4 semaines.

Risques & Complications

Malgré une technique opératoire minutieuse, il n’est pas possible de vous garantir le succès thérapeutique ni l’absence de complications.

- Difficultés de cicatrisation : plus que de cicatrices larges, hypertrophiques, ou chéloïdes
- Le saignement du site opératoire, extériorisé (hémorragie) ou non (hématome). Il est exceptionnel qu'il conduise à une reprise de l'intervention.
- Des troubles de la sensibilité de la région opérée : à type d'insensibilité ou d'hypersensibilité. Ils peuvent être associés à des douleurs à la pression de la région cicatricielle. Ces symptômes sont le plus souvent transitoires en quelques mois, mais ils peuvent persister définitivement.

Cure d’incontinence urinaire d’effort (T.V.T. obturateur ou T.O.T.)

Technique chirurgicale

 

 

La cure d’incontinence urinaire d’effort va rétablir un soutien sous l’urètre, empêchant la bascule en arrière de l’urètre lors des efforts.  Une bandelette constituée d’un matériel non résorbable va réaliser un soutènement de la partie moyenne de l’urètre sans fixation et sans tension. Durant l’effort, la bandelette permet la clôture de l’urètre et assure ainsi la continence urinaire. 

 

 

L’intervention peut être réalisée sous anesthésie loco-régionale (rachianesthésie ou péridurale), ou sous anesthésie générale. Une petite incision est réalisée au niveau de la face antérieure du vagin et deux autres incisions réalisées de part et d’autre des grandes lèvres au niveau de la partie haute de la cuisse.
La bandelette est montée sur des aiguilles, elle est positionnée sous l’urètre et ressort au niveau des incisions à la face interne des grandes lèvres. Elle est alors sectionnée au ras de la peau, puis les incisions sont refermées.
En général, vous n’aurez pas de sonde urinaire après cette intervention. La surveillance post-opératoire sera faite en salle de réveil pendant 2 h environ, avant de retourner dans votre chambre. L’hospitalisation peut être organisée en ambulatoire (sortie le jour même) avec un arrêt de travail de 7 jours.

 

 

Risques & Complications

Malgré une technique opératoire minutieuse, il n’est pas possible de vous garantir le succès thérapeutique ni l’absence de complications.

Pendant l’intervention

- L’ouverture de l’abdomen : Elle peut être parfois indiquée alors que l’intervention était prévue par voie basse. Une anesthésie générale peut s’avérer nécessaire dans ce cas.
- La plaie de la vessie : Le risque de plaie de la vessie est exceptionnel lorsque la bandelette est posée par voie obturatrice. Dans cette situation vous garderez alors une sonde urinaire pendant 48 heures et votre hospitalisation sera prolongée de deux à trois jours. Ceci ne modifie en rien le résultat de l’intervention.
- Les lésions d’organes de voisinage peuvent se produire de manière exceptionnelle: blessure de l’urètre, intestinale ou des vaisseaux sanguins nécessitant une prise en charge chirurgicale spécifique.
- L’hémorragie : Elle peut rarement nécessiter une transfusion sanguine et mettre en jeu la vie de la patiente.

En post-opératoire

- L’hématome, l’infection ou un abcès : Cela nécessite le plus souvent des soins locaux mais une évacuation chirurgicale est parfois nécessaire.
- Les douleurs : elles sont en général modérées et nécessitent un traitement antalgique simple.
- Des difficultés à uriner peuvent être rencontrées pendant quelques jours et peuvent parfois justifier un traitement médicamenteux et éventuellement de mettre en place une sonde urinaire, de faire des sondages répétés ou de vous apprendre l’autosondage. Si ces difficultés à uriner persistent de façon importante, la section de la bandelette peut s’avérer nécessaire.
- Défaut de cicatrisation : On peut observer un défaut de cicatrisation du vagin en regard de la bandelette. On s’en rend compte en général à la visite postopératoire. Il faut faire une petite intervention dans le cadre d’une hospitalisation de jour afin d’enlever la partie visible de la bandelette, et plus rarement le retrait dans son intégralité.

 

CHIRURGIE DE LA GLANDE DE BARTHOLIN

Définition

Les glandes de Bartholin sont deux petites glandes situées à la partie postérieure

de la vulve, près de l’entrée du vagin et dans l’épaisseur des grandes lèvres. Elles servent à produire un liquide participant à la lubri?cation du vagin. Ces glandes ne sont normalement pas palpables. Lorsqu’un blocage du canal permettant l’écoulement des sécrétions survient, il y a formation d’un kyste. Une infection de ce kyste produit l’abcès de la glande de Bartholin.

Technique chirurgicale

L’intervention sera réalisée sous anesthésie générale. Le traitement de l’abcès consiste à le drainer, ce qui requiert une incision, lavage, désinfection et la plaie est gardée ouverte par une mèche laissée en place. Des soins à domicile seront a prévoir avec une infirmière à domicile.
En cas de kystectomie en dehors de toute infection, et en cas de récidive, le canal et la glande sont enlevés et la plaie refermée par des fils résorbables.

Risques & Complications

Malgré une technique opératoire minutieuse, il n’est pas possible de vous garantir le succès thérapeutique ni l’absence de complications.

Pendant l’intervention

L’hémorragie : Elle peut rarement nécessiter une transfusion sanguine.

En post-opératoire

- Le saignement du site opératoire, extériorisé (hémorragie) ou non (hématome). Il est exceptionnel qu'il conduise à une reprise de l'intervention.
- Des troubles de la sensibilité de la région opérée : à type d'insensibilité ou d'hypersensibilité. Ils peuvent être associés à des douleurs à la pression de la région cicatricielle.

 

CRYOTHERAPIE VULVAIRE

Les condylomes sont des maladies vénériennes provoquées par un virus (papillomavirus ou HPV), tout comme pour les verrues banales. Il s'agit de lésions facilement transmissibles qui sont sans gravité. L'expression de ces lésions est variable, pouvant rester isolée ou au contraire se multiplier rapidement tant en volume qu'en nombre. Ces condylomes peuvent se développer sur toute la sphère ano-génitale. Il existe plusieurs techniques pour éliminer les condylomes externes dont la cryothérapie qui se pratique en consultation, indolore avec des résultats très satisfaisants. Une électrocoagulation au bistouri électrique est possible sous anesthésie générale au bloc opératoire, pour les lésions étendues.