Dépistage du cancer du col

Recommandations pour la prévention du cancer du col de l'utérus


 Le Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français (CNGOF) a publié des recommandations en décembre 2007 pour la prévention du cancer du col de l’utérus. 
Il conclut en précisant que le cancer du col utérin ne disparaît jamais totalement mais que le respect des différentes recommandations (synthétisées ci-dessous) permet une diminution significative de son incidence et une prise en charge plus optimale de ses précurseurs. 

Dépistage


Le CNGOF rapporte que le dépistage du cancer du col de l’utérus :
  • se fait grâce à un « outil simple et éprouvé, le frottis »,

  • permet de mettre en évidence et de traiter

    • des cancers infra cliniques,

    • des lésions précancéreuses,

  • permet une prévention secondaire du cancer invasif au point qu’on a pu dire qu’il allait disparaître.


Le CNGOF conseille

  • de dépister les femmes qui ne le sont pas,
  • de rappeler à une fréquentation régulière celles qui le sont de façon insuffisante,

  • de corriger le manque de sensibilité du frottis avec :

    • la terminologie de BETHESDA,

    • la cytologie en milieu liquide,
    • l’introduction du test HPV en dépistage primaire (recommandé pour l’instant en dépistage primaire que dans des études pilotes bien contrôlées).


Vaccination

Selon le CNGOF, le vaccin anti-papillomavirus humains (HPV) :

  • protège contre les lésions dues à HPV 16 et 18 certes les plus fréquentes, mais une quinzaine d’autres HPV potentiellement oncogènes existe,

  • ne doit pas minimiser le dépistage, car toutes les adolescentes ne sont pas vaccinées avant les premiers contacts sexuels.



Deux vaccins ont fait l’objet de développement clinique. 

Les essais cliniques ont conclu :

  • à une efficacité proche de 100 % des vaccins en termes de protection,

  • à la nécessité du renforcement des politiques de dépistage,

  • à une possible efficacité chez les patientes anciennes infectées guéries,

  • à l’absence d’efficacité chez les femmes préalablement infectées.


La HAS indique les personnes concernées dans ses
recommandations sur les vaccins anti-HPV
Le document de la CNGOF alerte cependant sur le fait que certains points concernant la vaccination restent en suspens, en 
page 398.

Surveillance après traitement des CIN de haut grade

Voici les recommandations du CNGOF pour la surveillance des Cervical Intraepithelial Neoplasia (CIN) :

Dépistage et grossesse

Le CNGOF conseille :

  • d’effectuer des frottis lors des consultations prénatales,

  • la colposcopie-biopsie pour diagnostiquer des états précancéreux dont le traitement sera différé en post-partum.

Prise en charge des CIN 1

Voici les propositions du CNGOF, résumées dans ce schéma, pour la prise en charge des CIN 1:

La protéine p16INK4a en pratique

Le CNGOF indique que :

  • « la détection immuno-histo-chimique de la protéine p16INK4a est un outil intéressant dans le diagnostic des CIN ;

  • l'intérêt pronostique dans les CIN1 demande à être confirmé ;

  • l'utilisation de la protéine p16INK4a en cytologie est en cours d'évaluation. »

Sources

Recommandations pour la prévention du cancer du col de l'utérus, CNGOF, décembre 2007.